Turkmène

Définition et enjeux

P. Gault,  Revue des Deux Mondes

“ Les Turkmènes qui m’accompagnaient depuis la halte d’Iliali ne tardent point à obliquer vers la droite. Leurs tentes sont proches, auprès d’un petit champ ; pas un arbre ; triste endroit balayé constamment par le vent. C’est là qu’ils vivent. C’est dans ce désert jaunâtre qu’ils errent avec leur troupeau.
« L’ombre des arbres ne nous est pas utile, dit un dicton turkmène, nous ne voulons pas être sous l’abri d’un chef. » Et un autre : « Nous sommes une race sans chefs, nous sommes tous égaux, chacun de nous est roi. »
”
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Portrait de Paul d’Ivoi Paul d’Ivoi,  Le Maître du drapeau bleu

“ C’est nous livrer aux bandits qui parcourent la forêt, mieux vaut la piqûre des najas, cinq minutes de souffrance et le repos.
Le Turkmène ne put continuer. Brusquement, une petite flamme brilla auprès de lui, s’envola, décrivit dans l’air une trajectoire et s’abattit au bas du tumulus rocheux que dominait le gommier, au milieu d’une touffe de broussailles sèches dont elle provoqua l’embrasement.
”
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P. Gault,  Revue des Deux Mondes

“ Les cultures turkmènes que l’on coupe sur la route s’étendent au hasard dans la steppe. Qu’un canal, amenant l’eau, soit alimenté d’une façon plus ou moins continue, et le Turkmène irriguera au hasard quelque lopin de terre, y plantera sa tente au printemps pour cultiver le sol, puis s’en ira errer dans les environs jusqu’au temps de la récolte ; il ne songera jamais à planter des arbres, à faire de ces travaux demandant une sorte de prévoyance, tel que peut en faire un Uzbeg.
Aussi, quel triste pays ! On parcourt des vingtaines de verstes sans voir un arbre.
”
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