Résumé

Portrait de Paul d’Ivoi Paul d’Ivoi Jud Allan, roi des gamins

C’est Lilian !
Ce diminutif câlin, Lily, le manuscrit de Jud lui a appris qu’il appartenait à sa mère, à la martyre des combinaisons infâmes de Frey.
Et elle est chez le meurtrier... Et elle est en présence d’une Lily qui a l’apparence de la démence. Horreur et joie tragiques, l’enfant est en face de sa mère !
Elle n’a pu arrêter l’appel de tout son être :
— Lily !
Et puis la pensée du meurtrier qui est là, qui écoute, l’a étreinte. Est-ce qu’elle va rendre inutile le long dévouement d’Allan ? Est-ce qu’elle va se livrer, livrer la mère enfin comme aux coups de l’ennemi ? Non.
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Portrait de Paul d’Ivoi Paul d’Ivoi Jud Allan, roi des gamins

Le milliardaire écumant, voulant discuter encore, l’invisible prononce rudement :
— Garde le silence. Crains que le crime impuni ne monte à tes lèvres.
C’est une stupeur dans la salle. On ne respire plus.
— Eh bien, moi, marquis Pierre de Chazelet, s’écrie un organe généreux, moi, je suis prêt à donner mon nom, sans tache et sans honte, à celle que l’on accuse...
C’est Pierre. Il s’est levé brusquement. Il apparaît à tous, beau de son exaltation, qui lui a fait prendre la parole en faveur de Linérès, pâle, tremblante, prête à défaillir, appuyant son front sur l’accoudoir de la tribune.
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Mais El Dieblo se dressa ; un éclat de rire aigrelet fusa de ses lèvres, faisant grimacer les lignes bleues de sa peinture rituelle de sorcier.
— La vie, ricana-t-il d’une voix acide, douloureuse aux oreilles, le Grand Esprit seul la donne ou la reprend... Eh ! Eh ! Eh ! les hommes rouges comptent des sages. Ils se transmettent les mystères de la pensée. Un sage ami vaut mieux qu’une armée de maladroits.
— Eh ! Qui appelles-tu maladroits ?... Je ne suis pas d’humeur à me prêter à tes jongleries.
L’interpellation de Jemkins parut redoubler l’hilarité du sorcier.
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