Carle Ledhuy

Élements biographiques

Carle Ledhuy,  Les Sires de Coucy, par Carle Ledhuy (1853)

“ Quand d'un Coucy l'âme s'apprêtera Pour le dernier voyage , De la fontaine du bocage L'onde aussitôt son cours arrêtera.
— Adieu! dit avec agitation Thomas de Marie. Et sautant sur son agile coursier, il enfonça les éperons et disparut. Un épouvantable coup de tonnerre ébranla les profondeurs de la forêt.
Une triste scène se passait au château de Coucy.
Dans un appartement à demi éclairé par la lueur d'une lampe dont les rayons tiraient de pâles clartés de l'armure du sire de Coucy suspendue à la muraille, Enguerrand était étendu sur le lit où allait s'exhaler son dernier soupir.
”
Source : Gallica

Carle Ledhuy,  Les Sires de Coucy, par Carle Ledhuy (1853)

“ Arrête, Jean de Vienne, dit le sire de Coucy d'une voix sourde. Ne fais pas un pas de plus, si tu ne veux voir un spectacle qu'un chevalier de France ne peut endurer sans honte. Malheur à nous ! Ni toi, ni moi, ni personne de cette vaillante armée ne reverra le beau pays de France. Un ordre venu de l'enfer, car tous le désavouent, a terni pour longtemps l'honneur de la chevalerie. Tous les prisonniers a qui l'on avait promis la vie, ceux que moi-même je venais de recevoir à rançon. ”
Source : Gallica

Carle Ledhuy,  Les Sires de Coucy, par Carle Ledhuy (1853)

“ La croisade se rassemble, et, pour la première fois, le nom de Coucy ne sera pas prononcé au milieu des batailles.
Je me trompe. Peut-être que le roi, regardant autour de lui et comptant les barons morts pour la sainte cause, dira : « Où donc est le sire de Coucy ? »
Enguerrand sentit le feu lui monter au visage ; mais reprenant le calme plein de dignité qui lui était habituel : — Amuse ces enfants, dit-il, et ne t'aventure pas à porter un jugement sur les affaires de tes maîtres.
Chacun sert Dieu selon ses forces, et c'est Dieu seul, entends-tu! qui juge les intentions des hommes.
”
Source : Gallica

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