Résumé

Marius Monnier À quatre-vingt-dix-mille lieues de la Terre

Il ne put retenir un cri d’étonnement : le Soleil et la Lune se trouvaient maintenant l’un à droite, l’autre à gauche de la nacelle. La Terre, elle, était près de l’astre du jour et ne le voilait plus en partie.
— C’est un peu fort s’écria le jeune homme, nous déraillons !...
Mon oncle ! mon oncle ! appela-t-il à plein gosier.
Agénor, Cécile et Sulfate se réveillèrent.
— Qu’y a-t-il ? demanda le savant.
— Il y a, répondit Adrien, que nous sommes mal aiguillés ! Tenez, la Lune est là ; nous avons tout l’air de nous échapper de la bonne direction.
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Marius Monnier À quatre-vingt-dix-mille lieues de la Terre

Mais, bientôt, l’astre roi dépassa le disque sombre : un croissant d’or d’où jaillissaient de haites protubérances enflammées se montra ; et ce fut tellement aveuglant que Lancette dut faire glisser sur le hublot une vitre noire au travers de laquelle il fut possible d’observer ce Soleil si éclatant dans l’éther.
— Oh ! qu’il fait chaud ! dit tout à coup Adrien en s’épongeant le front.
— Je te crois facilement, mon cher, et je m’en aperçois d’ailleurs, répondit Agénor : le Soleil frappe notre appareil de ses rayons et nulle atmosphère n’en diminue l’ardeur ! Cela pourrait devenir intolérable
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Marius Monnier À quatre-vingt-dix-mille lieues de la Terre

Agénor, bien campé devant son hélice, avait vraiment l’aspect digne et solennel d’un savant cherchant à découvrir la solution d’un mystérieux problème. D’une voix profonde et grave, il dit d’abord :
— De quel métal cette mécanique est-elle faite, et quelle en est la densité ?
Il faudrait, pour cela, pouvoir en peser une partie ; tout l’ensemble est assurément de même composition depuis le haut jusqu’en bas ; la densité d’un morceau, quelque petit soit-il, sera la même que celle du mécanisme entier.
Une haute échelle double était dans un coin du hangar.
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