Marius Monnier, À quatre-vingt-dix-mille lieues de la Terre
“ Il ne put retenir un cri d’étonnement : le Soleil et la Lune se trouvaient maintenant l’un à droite, l’autre à gauche de la nacelle. La Terre, elle, était près de l’astre du jour et ne le voilait plus en partie. — C’est un peu fort s’écria le jeune homme, nous déraillons !... Mon oncle ! mon oncle ! appela-t-il à plein gosier. Agénor, Cécile et Sulfate se réveillèrent. — Qu’y a-t-il ? demanda le savant. — Il y a, répondit Adrien, que nous sommes mal aiguillés ! Tenez, la Lune est là ; nous avons tout l’air de nous échapper de la bonne direction. ”
