Augustin-Hébert Juteau

Élements biographiques

Augustin-Hébert Juteau Histoire populaire de saint Martin… (1885)

C'était, paraît-il, le 11 novembre, jour de la fête de saint Martin, qu'on voyait éclater à son tombeau les prodiges les plus étonnants. « Envoyez ce jour-là des messagers à Tours, écrit saint Nicet à la reine Clodesinde, et qu'ils nient, s'ils l'osent, ce qu'ils verront comme nous : les aveugles recouvrent la vue, les sourds entendent, les muets parlent. Citerons-nous les lépreux et tant d'autres, qui chaque année sont guéris des maux les plus divers?
Diront-ils qu'ils feignent la cécité, ceux que nous voyons privés de la lumière depuis leur naissance ? »
Source : Gallica

Augustin-Hébert Juteau Histoire populaire de saint Martin… (1885)

Hervé lui-même avait humblement prié saint Martin de lui faire connaître par un signe s'il était content de son serviteur. L'apôtre lui apparut en songe : « Sachez, mon cher fils, lui dit-il, que vous pouvez obtenir de Dieu de plus grandes grâces que celles que vous sollicitez. Le temps d'amasser le grain est proche.
Les miracles ne sont point nécessaires dans le siècle où vous êtes : le souvenir des prodiges passés doit lui suffire. La guérison des âmes est maintenant la seule que l'on doive demander pour tous, et je ne cesse pas d'implorer à cet effet la divine miséricorde. »
Source : Gallica

Augustin-Hébert Juteau Histoire populaire de saint Martin… (1885)

Les vertus de Martin paraissaient se purifier et s'adoucir encore aux approches du trépas. Dans ces hommes qui, comme saint Paul, meurent et revivent tous les jours, dans ces hommes qui, par le renoncement, finissent par anéantir encore tout ce que le malheur de notre origine leur a légué d'impur, de misérable et de terrestre, il se fait, quand arrive la suprême délivrance, une sorte de transfiguration. L'âme semble briser son vase mortel et se montrer à travers les ruines de l'humanité défaillante.
Source : Gallica

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