Jean-Joseph Languet de Gergy

Élements biographiques

Portrait de Jean-Joseph Languet de Gergy Jean-Joseph Languet de Gergy La famille d'Aubigné et l'enfance de Mme de Maintenon (1863)

Ceux qui veulent de grands événements, des batailles ou des intrigues pour contenter leur curiosité, n'ont qu'à les chercher dans l'histoire de Louis XIV; mais dans celle de madame de Maintenon et de l'établissement d'une maison religieuse qu'elle a formée, je ne veux que ce qui est propre à faire connoître cette dame par son propre fond, par ce caractère dominant de piété qui, en elle, ne s'est jamais démenti, par ce zèle qu'elle a eu pour la gloire de Dieu, le soulagement des pauvres et spécialement de la noblesse, enfin pour la sanctification de Louis le Grand.
Source : Gallica

Portrait de Jean-Joseph Languet de Gergy Jean-Joseph Languet de Gergy Catéchisme du diocèse de Sens

R. Non, parce que la Contrition ne seroit pas universelle.
D. Qu’entendez-vous par une Contrition souveraine ?
R. J’entens qu’il faut être plus fâché d’avoir offensé Dieu, que de tous les maux qui pourroient nous arriver.
D. Doit-on être plus fâché d’avoir offensé Dieu, que d’avoir perdu son bien, ses parens, ou ce qu’on a de plus cher au monde ?
R. Oui, parce que le péché est le plus grand de tous les maux.
D. Est-il nécessaire que la douleur de la Contrition soit sensible, comme celle qu’on ressent de la mort d’un pere, ou d’un mal qu’on souffre dans le corps ?
Source : Wikisource

Portrait de Jean-Joseph Languet de Gergy Jean-Joseph Languet de Gergy La famille d'Aubigné et l'enfance de Mme de Maintenon (1863)

Il dit alors : « Quand on entendrait que je m'attendris avec vous, personne n'en seroit surpris. » Les larmes couloient aussi des yeux de madame de Maintenon malgré elle, et elle se retira pour que le roi n'en fût pas ému de nouveau au préjudice de sa santé. Une autre fois le roi lui dit : « Qu'allez-vous devenir? vous n'avez rien. » Madame de Maintenon, avec ce caractère de désintéressement, de modestie et de générosité qu'elle avoit toujours eu dans le plus brillant de sa fortune, lui dit, sans s'inquiéter de l'avenir : « Je suis un rien, ne vous occupez que de Dieu. »
Source : Gallica

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