Résumé

La Péninsule tableau pittoresque de l'Espagne et du Portugal… (1835-1836)

Alors, regardant d'un air terrible autour d'elle, et toujours armée de son épée et de sa dague, elle s'élança dans l'escalier et disparutavant qu'on pût retrouver assez de résolution pour l'arrêter.
Mais pour être hors de cette maison, Catalina n'était pas sauvée. L'homme qu'elle venait surtout de frapper serait redoutable, lui aussi dans sa vengeance !... Elle le comprit, et sa première fureur apaisée, elle connut tout son péril; il n'était qu'un moyen de le balancer ; c'était de se retirer dans l'église cathédrale, et de là dans le couvent de San-Francisco.
Source : Gallica

La Péninsule tableau pittoresque de l'Espagne et du Portugal… (1835-1836)

Catalina s'approche... Les malheureux sont morts !... Ils sont là gelés... la bouche ouverte et riant du rire de l'agonie... du rire des damnés... Catalina s'éloigne, encourant, de ce spectacle d'horreur... Un autre l'attendait... Celui de ses camarades qui s'était laissé tomber sur la neige ne devait plus se relever... il venait d expirer... Le coeur de Catalina n'était pas de ceux que le malheur trouve exorables... elle jeta un regard vague sur le cadavre gisant à ses pieds, puis elle dit à l'autre soldat : Marchons !
Source : Gallica

La Péninsule tableau pittoresque de l'Espagne et du Portugal… (1835-1836)

Ah ! s'écria-t-il, tu vis encore !... Et levant sa dague il courut sur elle... Mais avant que son bras retombât, luimême était frappé à mort, et son corps roulait au bas des marches de pierre de la cathédrale, parmi ceux de ses amis et de ses ennemis... Pour Catalina, elle semblait n'avoir attendu que l'exécution de sa vengeance ; elle tomba en même temps que celui dont elle venait de faire un cadavre... tous deux se tordant et se mourant comme deux reptiles dans leur sang confondu.
Source : Gallica

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