Alexandre-Joseph de Bray Valfresne

Résumé

Alexandre-Joseph de Bray Valfresne La France et l'Espagne en 1808 et 1823… (1823)

Mais il faut que son Roi soit libre, il faut qu'il ait recouvré toute son autorité ; lui seul peut rétablir l'ordre, arrêter les vengeances, et calmer l'exaltation, à laquelle les révolutionnaires ont porté les esprits.
Les institutions, émanées du trône, sont essentiellement conservatrices. Les rois étant inaccessibles à tout intérêt particulier et aux passions qui entraînent, subjuguent ou divisent les autres hommes, c'est à Ferdinand qu'il appartient de donner à ses peuples de nouvelles institutions, ou de leur conserver celles qu'ils possédoient en les améliorant.
Source : Gallica

Alexandre-Joseph de Bray Valfresne La France et l'Espagne en 1808 et 1823… (1823)

La première avoit pour but de détrôner Ferdinand, Roi légitime, et d'imposer à l'Espagne Joseph Buonaparte, qu'elle repoussoit.
La guerre entreprise par le Roi, au contraire, a les motifs les plus louables ; elle doit rendre Ferdinand à la liberté, aider le peuple espagnol à secouer le joug odieux d'une faction qui l'opprime, faire cesser les discordes civiles qu'elle a amenées, et anéantir cet esprit de révolte destructif de toute société.
Source : Gallica

Alexandre-Joseph de Bray Valfresne La France et l'Espagne en 1808 et 1823… (1823)

Sa richesse ne fut plus qu'apparente; la plus grande partie des productions qu'elle recevoit de l'Amérique, l'or, l'argent, la cochenille, l'indigo, le sucre, le coton, le café, ne firent plus que passer chez elle pour aller enrichir les commerçans étrangers ; plusieurs de ses colonies ne tardèrent pas à sentir les avantages qu'elles éprouveroient à se séparer de la mère-patrie, et se rendirent indépendantes. L'Espagne, privée des ressources que ses colonies lui procuraient, contracta des dettes, que l'irruption de Buonaparte et le gouvernement des Cortès ont considérablement augmentées.
Source : Gallica

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