Résumé

M. C. D. De l'abrogation de la loi salique… (1830)

Le salut « des peuples est la suprême loi. » Ainsi, le roi d'Espagne pénétré de ce principe, a pu abroger la loi salique, si cette loi lui paraissait destructive du corps politique pour lequel elle avait été faite et la remplacer par une autre qui était impérieusement commandée par les circonstances.
La France qui restera toujours l'alliée la plus chère de l'Espagne, qui a sacrifié son sang et son or pour la sauver de l'anarchie, ne peut pas voir avec mécontentement que son roi veuille fermer pour toujours le gouffre des révolutions.
Source : Gallica

M. C. D. De l'abrogation de la loi salique… (1830)

La politique de Louis XIV ne peut pas être celle de ses successeurs. Il y a eu un moment où Philippe V faillit être appelé au trône de France, en vertu de la loi salique, comme le plus proche héritier de la couronne; croit-on que si pareille conjoncture se renouvelait, et que l'une des monarchies pût devenir, en vertu du pacte de famille, l'héritage de l'autre, croiton que les cabinets de l'Europe le vissent sans jalousie, et que les peuples de l'un ou l'autre pays s'y ployassent facilement? La réponse est aisée.
Source : Gallica

M. C. D. De l'abrogation de la loi salique… (1830)

On ne peut raisonnablement pas le supposer; qu'on se rassure donc : si la loi salique peut convenir encore à la France, son abolition ne saurait nuire à l'Espagne.
C'est le hasard qui a permis que cette loi n'ait reçu jusqu'ici aucune atteinte dans le royaume très chrétien ; elle chancela cependant au temps des querelles d'Edouard et de Philippe de Valois, qui parvint à la couronne en
l'invoquant, et que le succès de son compétiteur pouvait rendre sans autorité.
Source : Gallica

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