Résumé

Voulons-nous être nation ? Voulons-nous être dynastie… (1846)

Ce que le cabinet français a si bien senti et si prudemment pratiqué, tant qu'il ne s'agissait que de l'empire d'Orient, de l'équilibre des mers , de l'existence d'une grande nation indépendante en Espagne , du triomphe de la liberté sur la contre-révolution dans le midi de l'Europe, de la sûreté et de la dignité de la France, voilà qu'il ne le sent plus ou qu'il l'oublie complètement et soudainement, du moment qu'il s'agit d'une petite et fausse éventualité dynastique!
Source : Gallica

Voulons-nous être nation ? Voulons-nous être dynastie… (1846)

L'Espagne fut ruinée dans sa marine ; la France, dans sa politique. La Pologne ne fut pas sauvée, l'Angleterre ne fut pas détruite. Est-ce ce laurier qui vous empêche de dormir? Ce n'est plus le temps des pactes de famille, c'est le temps des pactes entre les peuples. La monarchie universelle de l'avenir appartient aux idées et non aux souches.
Serait-ce donc dans le dessein d'empêcher qu'une autre des grandes puissances ne s'alliât, par un de ses fils, avec l'Espagne, que le cabinet français aurait jeté en avant un prince de la dynastié des Tuileries?
Source : Gallica

Voulons-nous être nation ? Voulons-nous être dynastie… (1846)

C'est son affaire. Il ne peut s'en prendre qu'à lui-même, s'il la corrompt ou s'il la perd. La paix, c'était à la sagesse et à l'habileté de son gouvernement de la lui conserver et de l'assurer sur les meilleures bases possibles ; c'est-à-dire sur des intérêts mutuels, bien entendus et bien liés entre les grandes puissances ; sur un équilibre européen où la France eût tout son poids naturel, et où l'honneur national eût toute sa sphère et toute sa dignité. Nous sommes peut-être dans l'erreur, mais nous sommes de bonne foi
Source : Gallica

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