Résumé

Charles Limet Un vétéran du barreau parisien… (1908)

L'intelligence était de premier ordre chez l'un comme chez l'autre, avec en plus une loyauté de caractère, un élan de tendresse qui leur faisaient une place à part dans le monde du palais. Très lettrés tous deux, ils avaient une mémoire que j'admirais et qui bien souvent m'a donné l'occasion de retrouver, en les écoutant, la scène amusante qui m'arriva le jour où, à Arcachon, comme je l'ai déjà raconté, à la suite d'un dîner, Crémieux nous ayant fait une citation de Molière et s'arrêtant court par défaillance de mémoire, sa femme tout aussitôt lui avait soufflé la suite sans nulle hésitation.
Source : Gallica

Charles Limet Un vétéran du barreau parisien… (1908)

Après une nuit passée à l'hôtel de Saint-Gervais, nos touristes s'étaient fait conduire à la vallée.
On arrive... le soleil s est levé... le temps est radieux, et la cime du Mont-Blanc scintille sous un ciel d'azur.
Rousse, le cœur ému par la nouveauté et la grandeur du spectacle, le contemplait dans une muette extase... Mais, hélas ! il en fut bientôt arraché par son compagnon qui, après avoir distraitement parcouru du regard le splendide horizon, lui dit d'un air dégagé :
— « C'est bien vu, n'est-ce pas, mon cher... Eh bien nous pouvons nous en aller... »
Source : Gallica

Charles Limet Un vétéran du barreau parisien… (1908)

En 1862, j'ai l'occasion de faire une plaidoirie caractéristique de la manière du temps.
Quelle bonne fortune pour l'avocat dénué de jalousie qui, assistant par hasard au début d'un jeune confrère inconnu, pressent aussitôt en lui un futur bâtonnier, jouit de son succès, et proclame hautement, en dépit des railleries, le brillant avenir qui l'attend!
C'est ce qui m'arriva en l'année 1860, un jour que je me trouvais à l'audience de la chambre des appels correctionnels, attendant que fût appelée une affaire quelconque dont j'étais chargé.
Source : Gallica

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