Pape d'Avignon

Définition et enjeux

Portrait de J.-K. Huysmans J.-K. Huysmans Sainte Lydwine de Schiedam (1901)

Rome en nomme un et Avignon un autre ; l’Europe se divise en deux camps. Urbain VI, le pape de Rome le plus honnête, mais le plus imprudent et le plus sanguinaire des deux, est reconnu par la Germanie, l’Angleterre, la Hongrie, la Bohême, la Navarre, les Flandres et les Pays-Bas ; l’autre, Clément VII, le pape d’Avignon, est de mœurs plus douces, mais il est dénué de scrupules ; il pratique la simonie, vend les indulgences, brocante les bénéfices, bazarde les grâces.
Source : Gutenberg

Portrait de André-Saturnin Morin André-Saturnin Morin La France monarchique et cléricale (1873)

Depuis que le pape a quitté l'Italie, les prétentions de l'Eglise catholique ont été tellement odieuses, qu'elles ont excité partout une réprobation universelle. Dans tous les pays libres, on a regardé le papisme comme inconciliable avec un régime libéral, comme l'ennemi de la civilisation. Il s'est fait des schismes, avec ou sans l'étiquette catholique. Les peuples ont rompu toute relation avec le pape d'Avignon, auquel il ne reste que la France pour toute obédience Aussi est-elle désignée dans le monde sous le nom de papimanie.
Source : Gallica

Portrait de Alphonse Daudet Alphonse Daudet Lettres de mon moulin (1887)

Qui n’a pas vu Avignon du temps des Papes, n’a rien vu. Pour la gaieté, la vie, l’animation, le train des fêtes, jamais une ville pareille. C’étaient, du matin au soir, des processions, des pèlerinages, les rues jonchées de fleurs, tapissées de hautes lices, des arrivages de cardinaux par le Rhône, bannières au vent, galères pavoisées, les soldats du Pape qui chantaient du latin sur les places, les crécelles des frères quêteurs
Source : Wikisource

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