Résumé

Les Compagnons du devoir. Origine… (1848)

Or, si nous avons quelque connaissance du coeur humain, nous pouvons prédire à coup sûr que cette réconciliation est d'autant plus sincère et sera d'autant plus durable, que l'inimitié à laquelle elle succède était profonde et acharnée, comme le sont au surplus toutes les inimitiés qui ne reposent sur aucune cause réelle. Nous pardonnons plus aisément à qui nous a offensé qu'à ceux dont l'offense n'existe que dans une prévention fatale et acrimonieuse de notre imagination.
Source : Gallica

Les Compagnons du devoir. Origine… (1848)

mère des compagnons est ordinairement la maîtresse de ta maison où ils se réunissent pour prendre leurs repas. On a vu des mères aimer les compagnons comme s'ils étaient leurs proprès enfants, et il suffit d'avoir été témoin des égards, des soins et des bons sentiments des compagnons envers la mère, pour savoir combien il existe de réciprocité dans ces affections de famille. La présence de la mère a, en outre, l'avantage de tempérer le débordement d'humeur auquel les compagnons pourraient être en proie, but que n'atteindrait pas aussi efficacement l'intervention d'un homme.
Source : Gallica

Les Compagnons du devoir. Origine… (1848)

Combien de rixes sanglantes, combien de meurtres survenus à la suite de ces fatales rencontres, et combien en a enregistré la Gazette des Tribunaux parmi les crimes contemporains ! Ne craignons donc pas de le répéter : Honneur soit aux compagnons qui ont renoncé à ces affreux combats. La révolution de février n'aurait pas produit d'autres bienfaits. qu'il faudrait la bénir pour cela seulement qu'elle a inspiré la réconciliation générale des compagnons.
Source : Gallica

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