Pierre Alexis Ponson du Terrail,
Les Chiens de chasse, récits d'automne…
(1863)
“ Il n'a pas la gentillesse policée de l'épagneul; il n'est pas sombre, et parfois brutal comme le braque. Quand il est jeune, il est joueur; la gravité lui vient avec l'âge; mais, jeune ou vieux, il est brave, ardent, rusé. Le griffon sera toujours le chien d'arrêt de prédilection d'un vrai chasseur. Le braque parfait vaut cent écus; on paye un épagneul irréprochable jusqu'à vingt-cinq louis, — mais le griffon sera toujours sans prix. On n'achète pas plus un griffon qu'on n'achète une honnête femme. Le garde-chasse qui l'a dressé y tient autant qu'à sa place, autant qu'à son fusil. ”
