Résumé

Portrait de Selma Lagerlöf Selma Lagerlöf Le Merveilleux voyage de Nils Holgersson à travers la Suède

C’est Poucet, qui suivait les oies sauvages.
Akka est-elle aussi prisonnière? demanda Gorgo, en faisant un effort pour réunir ses pensées, comme après un long sommeil.
—Non, Akka et le jars blanc et les autres oies sont sans doute en Laponie à cette heure-ci, répondit le gamin. Moi seul je suis prisonnier.
Nils parlait encore quand il vit le regard de l’aigle s’éteindre et reprendre sa fixité.
—Aigle royal! cria le gamin. Dis-moi, si je puis te rendre service.
Gorgo le regarda à peine.
—Ne me dérange pas, Poucet! dit-il. Je rêve. Je plane là-haut dans les airs. Je ne veux pas être réveillé.
Source : Gutenberg

Portrait de Selma Lagerlöf Selma Lagerlöf Le Merveilleux voyage de Nils Holgersson à travers la Suède

L’oiseau paraissait tout noir contre le fond clair, ses ailes s’étendaient d’un bord à l’autre du disque. Il volait si droit qu’il semblait dessiné sur le rond lumineux. Le corps était petit, le cou long et fin; les pattes, qui pendaient, étaient également très longues et très minces. Ce ne pouvait être qu’une cigogne.
C’était M. Ermenrich. Il descendit à côté de Nils et le poussa du bec pour l’éveiller. Nils se redressa vite.
—Je ne dors pas, monsieur Ermenrich. Comment se fait-il que vous soyez dehors au milieu de la nuit? Comment cela va-t-il à Glimmingehus? Voulez-vous parler à mère Akka?
Source : Gutenberg

Portrait de Selma Lagerlöf Selma Lagerlöf Le Merveilleux voyage de Nils Holgersson à travers la Suède (1912)

« Pourquoi s'affliger, Nils Holgersson, disait le soleil. Il est bon de vivre dans ce monde et pour les grands et pour les petits. C'est aussi une belle chose que d'être libre et sans soucis et d'avoir tout l'espace ouvert devant soi. »
Les oies s'étaient posées pour dormir sur un petit écueil devant la ville de Fjellbacka. Comme minuit approchait et que la lune était montée très haut dans le ciel, la vieille Akka alla éveiller Yksi et Kaksi, Kolme et Neljâ, Viisi et Kuusi. Elle finit par pousser du bec Poucet. « Qu'y a-t-il, mère Akka ? » s'écria-t-il en sautant sur ses pieds.
Source : Gallica

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