Selma Lagerlöf,
Le Merveilleux voyage de Nils Holgersson à travers la Suède
(1912)
“ « Pourquoi s'affliger, Nils Holgersson, disait le soleil. Il est bon de vivre dans ce monde et pour les grands et pour les petits. C'est aussi une belle chose que d'être libre et sans soucis et d'avoir tout l'espace ouvert devant soi. » Les oies s'étaient posées pour dormir sur un petit écueil devant la ville de Fjellbacka. Comme minuit approchait et que la lune était montée très haut dans le ciel, la vieille Akka alla éveiller Yksi et Kaksi, Kolme et Neljâ, Viisi et Kuusi. Elle finit par pousser du bec Poucet. « Qu'y a-t-il, mère Akka ? » s'écria-t-il en sautant sur ses pieds. ”
