Résumé

Réflexions sur les causes qui arrêtent les opérations ministérielles et sur les peines à infliger aux coupables… (1815)

Ils réclament la récompense de la vertu et la punition du crime. Ils demandent que ceux qui nous gouvernent apprennent qu'il est de leur devoir de savoir également récompenser et punir; que, sans cette équité sévère, l'honnête homme se décourage et le méchant se ranime; qu'un homme d'état qui n'agit point ainsi est ou inepte, ou faible, ou de mauvaise foi ; qu'enfin celui qui laisse faire le mal, lorsqu'il peut l'empêcher, est aussi coupable que celui qui le fait par lui-même ou qui le provoque.
Source : Gallica

Réflexions sur les causes qui arrêtent les opérations ministérielles et sur les peines à infliger aux coupables… (1815)

Un point non moins essentiel, et dont un ministre doit s'occuper en entrant en fonctions, c'est de s'informer et connaître la moralité des agens qui lui sont subordonnés; qu'il recherche moins en eux le talent que la probité: sans cette dernière qualité, leurs services sont plus nuisibles qu'utiles. L'honnête homme ne s'écartera jamais de son devoir, toutes ses actions tendront toujours à servir fidèlement l'état et les intérêts de son souverain. Le méchant, au contraire, n'emploiera ses moyens qu'à servir son parti et à satisfaire sa cupidité : l'état n'est rien pour lui
Source : Gallica

Réflexions sur les causes qui arrêtent les opérations ministérielles et sur les peines à infliger aux coupables… (1815)

Grace à la liberté de la presse, n'a-t-on pas le droit de parler, de se plaindre, de contrôler, de médire, de calomnier, de manquer de respect à ses supérieurs, au roi même? Les mémoires et les brochures de toute espèce pleuvent de tous côtés; le méchant les écrit, l'honnête homme les lit, la dupe les écoute, l'intéressé en profite, le sage seul en gémit et s'en alarme.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature