Résumé

Louis Lacroix Nouveau syllabaire ingénieux

Car l’Aigle du Renard enleva les petits ;
Et le Renard mangea les aiglons qui tombèrent.
Grands, quelque soit votre avantage
Sur un foible ennemi, craignez de l’outrager ;
N’armat-il contre vous qu’une impuissante rage,
Tremblez ; il est des Dieux qui sçauront le venger.
FABLE SIXIE’ME.
Le Renard et la Grue.
LE Renard voulut faire à la Grue un festin ;
le dîné fut servi sur une platte assiete :
Il mangea tout, chez lui comme ailleurs le plus fin
Elle, de son long bec, attrapa quelque miette.
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Louis Lacroix Nouveau syllabaire ingénieux

Un homme, est il
né sot,
Il le sera toujours. Un geste, un ris, un mot,
Sa démarche, son air, tout le fait reconnoître.
Il faut ne l’être, point pour ne le pas paroître.
FABLE VINGT-HUITIÉME.
Le Loup, le Renard, et le Singe.
LE Renard, en procès, vint le Loup
attaquer,
Le Singe, comme Juge, écouta leurs requestes ;
Après il dit : je ne sçaurois manquer
En condamnant deux si méchantes bestes.
L’arrest vous semble injuste, & rendu par
caprice.
Ésope sur ce point est d’un avis divers ;
On peurt, dit-il, ici sans blesser la justice,
Condamner un méchant à tort & à travers.
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