Résumé

Léon Robin,  La Théorie platonicienne de l’amour

“ IV. Cependant, si ni le méchant n’est l’ami du méchant, ni le bon du bon, peut-être l’intermédiaire, c’est-à-dire ce qui n’est ni bon, ni mauvais, est-il l’ami de ce qui est bon. La beauté, dit-on encore, est ce qui fait naître l’amitié. Nous dirons donc que ce qui aime le bon, et aussi le beau lequel ressemble au bon, n’est soi-même ni bon ni beau. Il ne peut, en effet, être ami, ni du mauvais, qui ne saurait en aucun cas être aimé, ni du bon et mauvais à la fois, car ce serait alors, solution déjà exclue, amitié du semblable pour le semblable. ”
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Léon Robin,  La Théorie platonicienne de l’amour

“ Il faut ajouter que le mal ne doit pas, par sa présence, rendre entièrement mauvais le sujet qui en participe. Car alors le sujet, ayant cessé d’être à la fois bon et mauvais, perdrait et le désir du bon et le pouvoir de l’aimer ; car le mauvais ne peut, on l’a montré, être l’ami du bon. Celui qui possède la sagesse, homme ou dieu, ne peut plus l’aimer ; car le bon n’est pas l’ami du bon, son semblable. Mais d’autre part, celui qui ignore complètement la sagesse, ne peut en avoir non plus le désir ; car le mauvais n’est pas l’ami du bon, son contraire. ”
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