Marcel Remy

Résumé

Marcel Remy,  Batte les coqs

“ Et le pauvre coq a rouvert son œil du côté qu’on lui parle, il relève un p’tit peu sa tête, son corps tremble, et il se laisse raller, il ne peut plus.
— Pierdou, vos avez pierdou, crie Lovinfosse d’une voix de maître. Le Flori, plein de plumes plaquées avec du sang, est au milieu de la treille, tout droit sur ses pattes déhavées et grattées ; il se fait le plus haut qu’il peut, avec un gros estomac et un bec rouge avec des petites plumes restées dedans, on dirait qu’il veut attaquer tout le monde.
”
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Marcel Remy,  Batte les coqs

“ Et il saute en lançant ses sporons que la treille est remplie de plumes noires de l’autre. Mais le Neurai est plus traite et tout d’un coup, il donne un coup de bec près de l’œil du gros qu’on voit une boule rouge et une plaque de sang qu’on ne sait pas si c’est l’œil qui a sorti et qui pend. Et ça fait Bonapare si furieux qu’il vise bien et attrape l’autre dans la hanette avec un coup comme un fièrmint sur un bloquai, le bec entre dedans, la tête est comme coupée, le Neurai tombe, et crie un si laid coup dà !
— A brait, à brait, çoula y est, que les hommes crient
”
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Marcel Remy,  Batte les coqs

“ Mais voilà qu’on voit deux hommes avec Lovinfosse, qui fait toujours le capâpe et le malin tout près de la treille. Ils portent chacun un gros coq sur leur main qu’ils ont poussé par en-dessous, par devant, entre les pattes du coq qui reste bien tranquille sans tâcher de se sauver. Le coq de Blaise, le fôrgeu, est gris-clair, avec des plumes blanches mêlées, et celui de Jean-Louis, le marchand de sabots qu’on appelle toujours Mostâte, parce que le dimanche il est habillé jaune toujours ; son coq est un Flori avec un peu de toutes les couleurs. ”
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