Résumé

Portrait de Edgar Quinet Edgar Quinet Avertissement au pays, par E. Quinet (1841)

En naissant à la vie politique et sociale, il naîtra à l'inquiétude, à la douleur, aux incommensurables soucis. Voilà à quoi il faut qu'il se prépare, non pas au miel de la terre promise. Non, non, ne croyez pas qu'il vous suffirait, pour régner à votre tour, de posséder un instant la richesse, d'être vêtus comme les rois, de vous enivrer à l'ancienne coupe, que vous auriez dérobée à leurs lèvres; ne croyez pas, si vos instincts ne s'élèvent, que la couronne s'abaissera sur vos fronts, ni que le monde descende pour subir patiemment votre domination.
Source : Gallica

Portrait de Edgar Quinet Edgar Quinet Avertissement au pays, par E. Quinet (1841)

D'un côté se trouvent les forces de l'intelligence, de l'expérience, de la science politique; de l'autre, le tronc pantelant de la démocratie, qui, privé de son chef naturel, et en quelque manière, décapité, cherche aujourd'hui à se reformer une tête. La bourgeoisie sans le peuple, c'est la tête sans le bras. Le peuple sans la bourgeoisie, c'est la force sans la lumière.
Source : Gallica

Portrait de Edgar Quinet Edgar Quinet Avertissement au pays, par E. Quinet (1841)

Parce que si le corps de l'État est fort, l'âme qui régit tout cela est débile; parce que si la politique extérieure est ruineuse, c'est que la politique intérieure l'est au même degré; que l'une est la conséquence de l'autre ; qu'on ne peut blâmer ou approuver la première sans blâmer ou approuver la seconde ; qu'en un mot, si le pays ne se relève pas de 1845, c'est qu'en 1840 son plus grand mal est au dedans.
En effet, vous avez tous les inconvénients de l'aristocratie et de la démocratie sans posséder aucun des avantages ni de l'une ni de l'autre.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature