Résumé

A. Rusterucci Réfutation de la Lettre de M. Louis Blanc au Président de la République… (1849)

Ceux qui lui ont prêté des intentions pacifiques n'ont été que des flatteurs maladroits. Napoléon, lui-même, n'était pas sincère, lorsqu'il voulait faire croire au inonde que la haine de l'Angleterre, pour la France, l'avait seule forcé à être un grand capitaine, et que ses lettres au roi de la Grande-Bretagne n'étaient que des mensonges de conquérant ambitieux. C'est à son insu qu'il travailla à l'unitarisation de la démocratie en Europe. Il lui fallait la guerre. Hors de là il était nul, et la paix eût rendu oisives ses plus hautes facultés.
Source : Gallica

A. Rusterucci Réfutation de la Lettre de M. Louis Blanc au Président de la République… (1849)

Comment peut-on dire, après cela, que la vénération du peuple, pour Napoléon, ne vient que du prestige de la gloire! O détracteurs, vous le rapetissez donc bien, ce peuple! Lui, qui fait les révolutions et accomplit tous les sacrifices, avec un dévouement sublime, en exécutant tant de grandes choses, serait assez aveugle et mesquin, pour s'engouer aujourd'hui même de la gloire d'un ambitieux conquérant, qui aurait coûté au monde tant de larmes et de sang?
Source : Gallica

A. Rusterucci Réfutation de la Lettre de M. Louis Blanc au Président de la République… (1849)

C'est donc l'exaspération et la persistance des attaques de l'oligarchie européenne, intéressée à nous écraser sous sa force numérique, qui a poussé Napoléon, le génie de la France, à la conquête, et ce sont, sans conteste, les coalisés mêmes qui l'y ont conduit, comme par la main. Est-ce à vous de nier cette vérité historique et de méconnaître cette nécessité?
Mais cette tendance forcée à la conquête ne s'est point bornée à l'esprit de conservation nationale: elle a amené nécessairement à une ambition que les âmes grandes et généreuses seules comprennent.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature