Résumé

F. Guizot Revue des Deux Mondes

Le socialisme, enfin, sera notre ennemi éternel. La société, obligée de le combattre et de le vaincre chaque jour dans ce qu’il a d’absurde et de pervers, le verra toujours en face d’elle, parce qu’il puise son ambition et sa force à des sources que personne ne peut tarir. Exposée plutôt que défendue par le gouvernement qu’on vient de nous faire, il faut donc que la société se sauve elle-même. En dehors d’elle, hors de la démocratie et de la liberté, elle ne doit compter sur personne ni sur rien. Elle ne pourrait pas même se reposer sous le honteux abri du despotisme.
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F. Guizot Revue des Deux Mondes

Si vous ne savez pas indiquer à la société le but qu’elle poursuit, si vous ne possédez pas cet aimant fascinateur qui entraîne les peuples, si vous n’avez pas deviné la route de la terre promise, — qui que vous soyez, homme, classe ou parti, — vous serez sans puissance, vous êtes mort. Or, le but vers lequel marche aujourd’hui la société haletante est manifeste. La démocratie obéissant, il faut bien le dire, à un sentiment généreux et grandiose, veut de plus en plus affranchir l’homme de l’esclavage de la misère qui perpétue toutes les autres servitudes.
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F. Guizot Revue des Deux Mondes

Dans cette vaste unité, tout répond à tout, tout retentit partout. Cet état social est devenu la condition permanente de notre nation ; c’est dans ce milieu que la lutte est engagée, c’est dans ce milieu seulement que nous pouvons trouver les forces qui doivent l’apaiser et les garanties de la paix sociale.
Dans cette éternelle guerre civile, que le mal nourrit dans leur sein, les sociétés ont pour défenseur naturel le gouvernement. Le gouvernement doit résister, non-seulement au mal, mais au principe du mal, aux idées et aux passions qui enfantent le désordre.
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