Résumé

Six Thèses antirévolutionnaires et antirépublicaines… (1889)

Ainsi l'égalité de droit a succédé nécessairement à l'abolition des privilèges, le droit commun à la diversité du droit selon les personnes et les choses, la propriété consolidée et libre à la propriété divisée et grevée du moyen âge. Ainsi la démocratie représentative a succédé immédiatement et en permanence à la monarchie absolue, et le pouvoir royal est tombé aux mains d'un parlement ou d'une assemblée élue par le peuple. C'est un mensonge, au contraire, que la révolution a fondé la liberté religieuse et la séparation de l'église et de l'état.
Source : Gallica

Six Thèses antirévolutionnaires et antirépublicaines… (1889)

On n'a pas dit sans apparence de raison que tout bon français dont l'ambition n'est pas immodérée, aspire à porter le titre de monsieur le président et le petit ruban rouge de la légion d'honneur à sa boutonnière. En revanche, la nouvelle égalité de droit a produit une intolérance extrême quant à l'inégalité de fait, de sorte qu'en France on porte envie à ceux qui par les honneurs, l'influence ou les richesses s'élèvent au dessus du niveau commun. Or, il s'en faut que la révolution, qui renversa l'ancien régime, ait supprimé ou fortement adouci en France l'inégalité de fait.
Source : Gallica

Six Thèses antirévolutionnaires et antirépublicaines… (1889)

Ces conséquences ne sont pas, à l'exemple de la morale antique, la guerre à outrance aux tyrans, ni le dévouement absolu à la patrie ou à la cité, comme à un être supérieur aux citoyens, auquel ceux-ci sont tenus de se sacrifier, et auquel leurs chefs ont le droit de les sacrifier sans scrupule. La conséquence principale est sans doute celle-ci, que tout exercice du pouvoir social doit être considéré comme l'accomplissement d'un devoir moral envers la société ou envers le prochain, et non comme l'exercice d'un droit ou comme un moyen de faire triompher sa volonté.
Source : Gallica

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