Résumé

Quelques vues sur les finances… (1815)

Il n'y a de foi dans ce monde qu'au paiement: tant qu'un négociant paie, la pratique ne lui manque pas; tel inspire la crainte à un an de terme, et la confiance à deux ou trois mois. Qui à terme ne doit, et qui paie au terme, fait foi.
Rien ne peut s'opposer au succès de ces mesures, tant que le Gouvernement suit une marche fixe et ferme, tant que l'harmonie règne entre les pouvoirs. Le crédit n'a contre lui que d'être dans le cas de s'asseoir à nouveau ; c'est l'émoi passé et non le risque futur qui se jette à la traverse : on oublie que l'aurore du bien se lève au déclin du mal.
Source : Gallica

Quelques vues sur les finances… (1815)

Les intentions de la loi sont souvent déçues en matière d'impôt. Elle prétend vainement imputer telle charge au compte du revenu ; ses prescriptions sont sans force pour altérer le bilan de chaque individu : dès-lors qu'il ne veut pas ou ne peut pas y obtempérer , le prélèvement s'opère sur le capital, par la voie des emprunts ou des ventes : et cet effet est d'autant plus certain, lorsque le revenu déjà atténué de longue main, se trouve atteint par une taxe imprévue qui ne laisse pas le temps de prendre ses mesures, ou par une taxe temporaire qui n'en fait pas sentir l'obligation.
Source : Gallica

Quelques vues sur les finances… (1815)

Il arrive heureusement en France que les trois quarts du revenu émanent, en dernière analyse, du capital foncier : la puissance vitale de l'Etat tient à cet ordre de choses, et telle en est l'énergie, que les pertes sont bientôt récupérées , . que les obstacles sont bientôt renversés. Il n'est que deux voies pour miner ou détruire la force et la richesse nationales: massacrer les habitans et incendier le pays , voilà la première ; imposer des subsides qui nuisent à la population et à la production, voilà la seconde.
Source : Gallica

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