Résumé

Portrait de André Lemoyne André Lemoyne Poésies de André Lemoyne

Dont le mystère échappe aux plus hardis plongeurs ;
Je rêve d’un abîme où s’égarent les sondes. —
J’aime tes yeux vert d’eau, j’aime tes yeux songeurs.
J’aime ta bouche en fleur dont la corolle s’ouvre,
Pur carmin sur un fond de neige éblouissant.
C’est à prendre en pitié tous les trésors du Louvre.
J’aime ta bouche en fleur, fleur de chair, fleur de sang. —
J’aime ta bouche en fleur dont la corolle s’ouvre.
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Comme à l’églantier rose accourent les abeilles.
Plus d’une vieille femme, ignorant l’alphabet,
Mais sachant, par lambeaux, quelque pieuse histoire,
En la voyant venir, cherche dans sa mémoire :
« Est-ce la reine Blanche ou sainte Élisabeth ? »
Ému de la jeunesse et de la bonne grâce
De cette étrange fée aux yeux pleins de rayons,
Le vieux pauvre, ébloui quand sa charité passe.
Sent un cœur de vingt ans rire dans ses haillons.
Si la rue est trop sombre, ou l’escalier, — qu’importe —
Son pied monte aussi haut que le pied peut monter.
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Clercs, marchands, écoliers ; — il ne reconnut pas
Un seul habit toscan dans cette foule errante.
Puis, entre des palais et des maisons de bois,
Il aperçut un fleuve au cours mélancolique ;
Et, dominant au loin la cité catholique,
Une forêt de tours, de clochers et de croix.
Il chercha le soleil. — Sa lumière amortie
Pour le poëte en deuil n’eut pas un rayon d’or ;
Le globe descendait ainsi qu’un astre mort,
Froid comme un clair de lune et blanc comme une hostie.
Un timbre sourd frappa l’heure où le jour s’éteint
Comme pour assombrir ses mornes rêveries...
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