Résumé

Amédée Jourdain,  Enguérand de Bichecourt : chronique du XIIIe siècle… (1870)

“ Si le saint évêque d'Auxerre avait aperçu Sylvula, prosternée sous la voûte d'un temple gothique, parmi les odorantes fumées de l'encens, il lui, eût donné le voile des vierges, comme à l'auguste patronne de Lutèce, Génovéfa de Nanterre. Sa bienfaisance répondait à sa ferveur: jamais l'indigent ne l'aborda sans revenir heureux, ou du moins consolé ; il l'avait vue, il souffrait moins. Peuples et grands, troubadours et ménestrels étaient entraînés vers - elle, tous la chérissaient; elle naquit pour plaire, comme Enguérand, pour triompher. ”
Source : Gallica

Amédée Jourdain,  Enguérand de Bichecourt : chronique du XIIIe siècle… (1870)

“ « Rends-toi, lui vocifère-t-on de toutes parts : crie donc : vive l'Angleterre ! ne vois-tu pas le léopard de Jean dévorer les lys de Philippe ? rends-toi, à merci ! » En même temps le magnanime chevalier est atteint au défaut de la cuirasse, par un javelot des plus acérés. Une clameur formidable a retenti : « A moi, Hangestl Bangest à la rescousse! » Angilbert, un des nôtres, entend le cri, reconnaît la voix d'Enguérand, son seigneur. ”
Source : Gallica

Amédée Jourdain,  Enguérand de Bichecourt : chronique du XIIIe siècle… (1870)

“ Enguérand était muet de stupeur; ses larmes, violemmentcomprimées, l'aveuglaient; le lendemain, ses cheveux étaient blancs ! Béatrix de Rambure, agenouillée près de sa fille, redisait, sans se lasser, cette simple, mais pathétique lamentation: « Mon Dieu, prenez ma vie, sauvez les jours de Sylvula.
Seigneur, enlevez-moi tout, mais donnez-moi les tourments de ma fille ; de ses douleurs faites mes douleurs. » On prodigue à la malade des soins empressés, mais stériles, car la lèpre brave toutes les ressources de la science et de l'art.
”
Source : Gallica

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