Marc Citoleux, Les Terribles. Souvenirs de guerre (1928)
“ Un soldat se précipite, s'arrête sur le bord, épouvanté, mais son élan l'emporte et il pique la tète dans l'eau. Un gros sergent-major s'élance ; c'est la trombe du désespoir ; et il s'enfonce dans les marécages de l'autre bord. Pour nous reposer de nos émotions ou de nos fatigues, on nous laisse libres chaque jour à 5 h. 30. Nous faisons le tour des remparts boisés de la ville ; et quand on obtient la permission, ce qui est rare, on franchit les portes. Semblables à toutes les villes fortes, Toul est congestionnée par ses remparts, comme un soldat replet, sanglé par son ceinturon. ”
