Pierre Baïf

Définition et enjeux

Pierre-François Godard de Beauchamps,  Recherches sur les theatres de France… (1735)

“ Baïf étoit fils naturel de Lazare de Baïf ambassadeur à Venise, & d'une demoiselle Venitienne, son pere le fit legitimer, & prit grand soin de son éducation. Baïf nomme les maîtres qui conduisirent
ses études. La langue françoise lui a quelque obligation, mais il étoit un poëte fort médiocre, & ses contemporains l'accusent d'avoir forcé son génie en faisant des vers ; il voulut remettre en usage les vers françois sur la mesure des latins, il échoüa comme Jodelle, & les autres qui l'avoient entrepris ; ce qui est harmonie dans une langue, ne l'est pas dans une autre
”
Source : Gallica

Pierre-François Godard de Beauchamps,  Recherches sur les theatres de France… (1735)

“ Jodelle n'en fut point effraïé, avoüons-le à sa gloire, s'il falloit un génie superieur pour en former seulement le projet, il ne falloit pas moins de courage pour l'entreprendre, ni de talens pour y réussir.
Il est vrai qu'avant lui, il y avoit eu des traductions en vers de quelques poëmes dramatiques des anciens. Dès 1537. Lazare Baïf avoit fait imprimer l'Electre de Sophocle, qu'il avoit traduite vers pour vers, d'autres avoient suivi cet exemple, Ronsard même, lorsqu'il étudioit au collége de Coquerel sous Jean Dorat, avoit traduit le Plutus d'Aristophane
”
Source : Gallica

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