Pierre-François Godard de Beauchamps, Recherches sur les theatres de France… (1735)
“ Baïf étoit fils naturel de Lazare de Baïf ambassadeur à Venise, & d'une demoiselle Venitienne, son pere le fit legitimer, & prit grand soin de son éducation. Baïf nomme les maîtres qui conduisirent ses études. La langue françoise lui a quelque obligation, mais il étoit un poëte fort médiocre, & ses contemporains l'accusent d'avoir forcé son génie en faisant des vers ; il voulut remettre en usage les vers françois sur la mesure des latins, il échoüa comme Jodelle, & les autres qui l'avoient entrepris ; ce qui est harmonie dans une langue, ne l'est pas dans une autre ”
