Johannes Reuchlin

Définition et enjeux

Clément Marot Oeuvres de Clément Marot (1867)

Nous avons vu dans l'affaire de Reuchlin comment cette vieille querelle des poëtes et des juristes contre les théologiens prit des proportions énormes et tout inattendues. Il en fut de même en tout. Il y eut comme un éblouissement. On voyoit, vaguement encore, les lignes d'une beauté qui n'étoit pas l'idéal de la beauté chrétienne, des couleurs d'un éclat jusqu'ici amorti, des lambeaux de théories inconnues, mal approfondies, mais différentes du dogmatisme théologique.
Source : Gallica

Auguste François Louis Scipion de Grimoard Beauvoir Du Roure Analectabiblion, Tome 1 (of 2)

«le docteur Reuchlin n'est qu'un enfant devant nos maîtres. Il ne sait du tout rien du livre des sentences. Il ne sait tout au plus qu'un peu de poésie; or la poésie, selon saint Jérôme, est l'aliment du diable.» Le gentilhomme soutint que Reuchlin était un théologien inspiré, tandis que lui Pierre Meyer n'était qu'une bête, et notre maître Jacob d'Hoschstrat, un frère de Fromage. Comme les convives riaient, Meyer sortit furieux en qualifiant son adversaire de Samaritain possédé. Vous voyez où cela va. Venez donc au secours de nos théologiens, mon vénérable.
Source : Gutenberg

Nisard Revue des Deux Mondes

Les moines de Cologne, qui faisaient cause commune avec l’inquisiteur, ne se tinrent pas pour battus. Ils en appelèrent au pape ; mais Reuchlin avait plus de défenseurs à Rome qu’en Allemagne. Pendant que le saint siége examine de nouveau l’affaire, Érasme, Ulrich Hutten, écrivent pour Reuchlin. Les moines répondent du haut de la chaire par des excommunications, et font colporter des images injurieuses où figurent Reuchlin, Érasme et Hutten. L’affaire durait encore en 1517 ; mais la querelle des indulgences fit oublier celle des moines de Cologne.
Source : Wikisource

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