Gustave Vallat

Résumé

Gustave Vallat,  Le Génie de Rabelais

“ Le roman de Gargantua et de Pantagruel n’est donc ni une pure gaudisserie de cabaret, ni une énigme inexplicable, ni une insulte à l’autorité royale et religieuse, ni une satire personnelle ; il a un tout autre caractère, une plus haute portée. C’est, sous les dehors d’une intarissable gaieté, d’une folie qui n’a pas sa pareille, une satire impersonnelle pleine de sagesse, une très-saine critique des aberrations et des abus de tout genre ; un tableau de mœurs, où, en regard d’une vieille société en décadence, se dessine le plan d’une société nouvelle et florissante. ”
Source : Wikisource

Gustave Vallat,  Le Génie de Rabelais (1880)

“ L'ironie et le sarcasme sont des armes qu'il manie avec une adresse incomparable, pour aider au triomphe de la raison dans la guerre héroï-comique qu'il fait à la folie des âmes moutonnières en littérature, aux abus de l'aristotélisme et de la politique, à tout ce qui rabaisse l'imposante majesté de la justice et le caractère sacré de la religion, aux désordres de l'oisiveté féodale, à l'ignorance présomptueuse et aveugle, à la sotte crédulité et aux systèmes insensés d'éducation. ”
Source : Gallica

Gustave Vallat,  Le Génie de Rabelais

“ « une infinie et intellectuale sphaere, le centre de laquelle est en chascun lieu de l’uniuers, la circunference poinct [83] ? »
L’abbaye de Thélème, où règne l’unique loi « fay ce que vouldras » principe de la liberté, est le temple de l’avenir susceptible de s’agrandir et de se perfectionner indéfiniment, à mesure que la nation progressera dans la pratique de la liberté, de la science et du bien : c’est la grande vérité que contient le mythe de Gargantua et de Pantagruel.
« A boyre, a boyre, » voilà le cri qui retentit dès les premières pages du Roman.
”
Source : Wikisource

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