Duns Scot

Définition et enjeux

Émile-Auguste Bégin,  Le Moyen-âge et la Renaissance… (1849)

“ Nous ne pouvons comparer Duns Scot qu'à Hegel. Il fut, comme l'avait été saint Thomas, l'oracle d'un parti. Les franciscains oublièrent bientôt Alexandre de Halès, pour ne plus jurer que sur la parole de Duns Scot, et les disputes recommencèrent avec une vivacité nouvelle, pour se perpétuer à travers les siècles. Il n'y a pas si longtemps que l'on publiait encore, pour l'usage des écoles, des manuels thomistes et des manuels scotistes; il n'a fallu rien de moins
que la suppression des ordres religieux pour achever le combat par la dispersion des combattants.
”
Source : Gallica

Déodat de Basly,  Grandes thèses catholiques. I, Le Sacré Coeur… (1900)

“ Duns Scot fait passer, comme les eaux d'un torrent, les enseignements d'Alexandre de Halès et d'Albert-le-Grand par dessus les hésitations de saint Bonaventure et les perplexités de saint Thomas. Ne saluons pas, mes frères, dans cette conclusion, le triomphe du Docteur Subtil. Ou le CHRIST est voulu à l'occasion d'Adam, et la meilleure des primautés, la plus haute, la primauté dans la prédestination lui manque ; ou il est voulu pour lui-même, et partout il tient le sceptre, partout il est premier, partout il est maître. ”
Source : Gallica

Émile-Auguste Bégin,  Le Moyen-âge et la Renaissance… (1849)

“ Eh bien ! à chacune de ces notions, à chacun de ces concepts distincts les uns des autres, correspond, suivant Duns Scot, une nature, une existence : c'est la thèse fondamentale du réalisme. Nous ne disons pas qu'elle le justifie; mais, du moins, permet-elle de le comprendre et de le définir la substitution de l'ordre conceptuel à l'ordre réel. Personne, si ce n'est Spinosa, ne s'est avancé dans cette voie plus loin que Duns Scot. ”
Source : Gallica

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