John Duns Scotus

Définition et enjeux

Déodat de Basly Grandes thèses catholiques. I, Le Sacré Coeur… (1900)

Parce que l'intelligence et le vouloir ont des rapports nécessaires et réciproques,on pourrait dire que les deux écoles Thomiste et Sco-tiste sont condamnées à tourner toujours dans un cercle, celle-là forte de ce que l'intelligence commence l'oeuvre morale, celle-ci fière de ce que la volonté l'achève. Duns Scot met les ressources de son génie à départager les deux puissances, et il le fait avec une hauteur de vues, une justesse d'analyse vraiment extraordinaires.
Source : Gallica

La fin du Moyen-Âge. 1, La désagrégation du monde médiéval… (1931)

Jean Duns Scot appartient encore, pour la majeure partie de sa brève carrière, au XIIIe siècle. Né en 1266 ou en 1274, moine franciscain vers 1290, élève de Merton College, il enseigne vers 1300 à l'Université d'Oxford, puis, en 1304, s'établit à Paris, obtient le doctorat, professe jusqu'en 1308 ; appelé à Cologne, peut-être pour combattre les Spirituels, il y meurt le 8 novembre. Dans son œuvre, vaste et inachevée, la critique tient plus de place que le travail de construction. Son système, qu'il n'eut pas le loisir de parfaire, se dégage malaisément d'arides et pénibles disputes.
Source : Gallica

Émile-Auguste Bégin Le Moyen-âge et la Renaissance… (1849)

Nous ne pouvons comparer Duns Scot qu'à Hegel. Il fut, comme l'avait été saint Thomas, l'oracle d'un parti. Les franciscains oublièrent bientôt Alexandre de Halès, pour ne plus jurer que sur la parole de Duns Scot, et les disputes recommencèrent avec une vivacité nouvelle, pour se perpétuer à travers les siècles. Il n'y a pas si longtemps que l'on publiait encore, pour l'usage des écoles, des manuels thomistes et des manuels scotistes; il n'a fallu rien de moins
que la suppression des ordres religieux pour achever le combat par la dispersion des combattants.
Source : Gallica

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