Louis Lurine,
Ici l'on aime ; Le coeur de Mignon…
(1854)
“ Ils sont peut-être morts par l'esprit; il leur arrive souvent de vivre par le cœur. Ils ne comprennent plus rien aux intérêts du monde qui les a blessés; ils ont perdu la mémoire de leurs désirs et de leurs passions; mais, quelquefois, dans leur abîme, dans leur folie, ils entendent et ils reconnaissent l'âme du violon , qui chante près d'eux : c'est la voix, c'est l'écho, c'est la plainte du sentiment, de la croyance et de la tendresse, — et tant que dure cette belle chanson, cette belle mélodie, on dirait qu'ils reviennent à la raison et au bonheur. ”
