Henri Blaze de Bury,
Mozart et la Flute enchantée, souvenirs d’Allemagne
“ S’il emploie la fugue, c’est que son sujet l’y convie, et qu’il veut, comme le prêtre d’Isis, « par l’ombre et la nuit, conduire l’initié vers la lumière. » Ce sens mystérieux qu’on retrouve partout dans le chef-d’œuvre, c’est la vie même de Mozart, avec ses erreurs, ses travaux, ses degrés d’initiation parcourus. À propos de symbolisme, qui n’a remarqué dans la Flûte enchantée cette prédominance triomphante du majeur, du mode-clarté, transparence, lumière ? Lorsque survient le mineur, le mode-nuit, ténèbres, c’est par accident, et comme une nuée voilant le céleste azur. ”
