Fiodor Dostoïevski,
Crime et Châtiment
“ Il sortit du traktir. Raskolnikoff le suivit. L’ivresse de Svidrigaïloff se dissipait à vue d’œil ; il fronçait le sourcil et paraissait très-préoccupé, comme un homme qui est à la veille d’entreprendre une chose extrêmement importante. Depuis quelques minutes, une sorte d’impatience se trahissait dans ses allures, en même temps que son langage devenait caustique et agressif. Tout cela semblait justifier de plus en plus les appréhensions de Raskolnikoff, qui résolut de s’attacher aux pas de l’inquiétant personnage. ”
