Résumé

Les Maladies du foie et leur traitement (1910)

Si le foie est petit, on pensera à une cirrhose à marche rapide; s'il est hypertrophié et inégal, à un cancer primitif ou secondaire. Mais la cachexie, l'ictère éloignent l'idée de cirrhose ; le grand développement de l'ascite doit éveiller l'attention et indique que le cancer n'est pas seul en cause. « Toutes les fois, dit M. Gilbert, que ces deux symptômes (l'ictère et l'ascite) se montrent associés chez un malade du sexe masculin ayant atteint la fin de l'âge adulte ou le commencement de la vieillesse, il faudra penser à l'adéno-cancer avec cirrhose. »
Source : Gallica

Les Maladies du foie et leur traitement (1910)

Nous savons actuellement qu'au niveau du foie comme au niveau des autres viscères, aucune inflammation n'est localisée systématiquement à l'un ou à l'autre tissu; dans tous les cas, le tissu conjonctif et l'élément épithélial sont intéressés, mais, suivant la rapidité et l'intensité de l'intoxication, les lésions évoluent suivant tel ou tel type : plus la résistance de l'organisme est longue, plus le tissu conjonctif prendra d'importance ; si bien que la sclérose, nulle ou à peine marquée quand la survie est courte, est au contraire très développée quand l'intoxication a évolué lentement
Source : Gallica

Les Maladies du foie et leur traitement (1910)

Prenons, par exemple, l'ictère catarrhal. Lorsqu'il débute, on constate d'abord de l'urobiline dans l'urine, sans traces de pigments biliaires. Puis, ceux-ci apparaissent, accompagnant l'urobiline et son chromogène. Enfin, alors que l'ictère est à son maximum, qu'aucune quantité de bile ne pénètre dans l'intestin, ce dont on peut juger par la disparition dans les fèces de la stercobiline et du stercobilinogène, la cholurie est pure. On trouve dans l'urine des pigments biliaires, mais on n'y constate ni urobiline, ni chromogène de l'urobiline.
Source : Gallica

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