Résumé

Louis Rozet De la compétence des juges de paix… (1835)

En voici le développement : Nous disons que la possession la plus longue de vaine pâture sur une terre herme ne donne aucun droit ni de propriété ni même d'usage. Mais d'abord qu'est-ce qu'une terre herme? qu'est-ce que la grasse et la vaine pâture ?
Vain pâturage, dit l'article 70 de la Coutume de Troyes, est en terre en pleines charmes.
« Pleines charmes sont terres délaissées sans labour « et en friche, ou autrement, champs hermes. » C'est la définition de Rageau dans son Glossaire (1) . Le pâturage sur les pleines charmes, c'est-à-dire sur
« possession capable d'opérer la prescription
Source : Gallica

Louis Rozet De la compétence des juges de paix… (1835)

Pour nous renfermer dans cet exemple, supposons
un cheval revendiqué, et l'action portée devant un juge de paix.
La loi lui dit, et il le sait, que sa compétence ne s'éleve pas au-dessus de 100 francs.
Mais il ignore si le cheval vaut plus ou moins ; et la loi ne lui dit pas, ne lui laisse pas même entrevoir ce qu'il doit faire.
Il n'a que trois partis à prendre : arbitrer lui-même la valeur du cheval, le faire estimer par des experts, ou renvoyer les parties au tribunal d'arrondissement.
Arbitrer lui-même la valeur du cheval, il ne le peut pas. La loi l'a constitué juge et non arbitre.
Source : Gallica

Louis Rozet De la compétence des juges de paix… (1835)

Je dis que le juge de paix, statuant en tribunal de police, doit prononcer une amende, indépendamment des réparations civiles, au profit de la partie lésée : en effet, de toutes les contraventions aux règlements de police, comme de tous les crimes et de tous les délits, résultent deux actions ; l'une publique, l'autre privée. L'objet de la première est de punir l'atteinte portée à l'ordre social ; la seconde ne tend qu'à la réparation du dommage que le délit peut avoir causé.
Source : Gallica

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