Résumé

Prospectus-spécimen de l'Encyclopédie du droit ou répertoire raisonné de législation et de jurisprudence… (1847)

En matière de convention, tout ce qui n'est ni défendu par la loi, ni contraire à l'ordre public ou aux bonnes mœurs, est nécessairement permis : c'est une conséquence de la liberté de s'engager, liberté qui appartient à tous les hommes
et qui ne peut être restreinte que par la volonté du législateur ou les exigences de l'ordre social. L'art. 1134 du Code civil consacre cette maxime. Cet article est général ; il s'applique à toute espèce de convention. Or la promesse de passer un contrat n'est pas moins une convention que ne le serait le contrat même : elle est donc tout aussi inviolable.
Source : Gallica

Prospectus-spécimen de l'Encyclopédie du droit ou répertoire raisonné de législation et de jurisprudence… (1847)

Grâces à l'indépendance de la raison individuelle, et grâces aussi à l'indépendance des Cours, la science du droit n'est plus guère aujourd'hui qu'une science problématique dont l'avocat ne livre qu'en tremblant les solutions à l'intérêt privé qui le consulte. La justice elle-même n'est plus guère aussi qu'une arène abandonnée à tous les hasards de combats sans règles fixes, sans principes arrêtés, et dans lesquels il est difficile de dire qui l'emportera, ou de la loi, ou de la puissance qui l'interprète.
Source : Gallica

Prospectus-spécimen de l'Encyclopédie du droit ou répertoire raisonné de législation et de jurisprudence… (1847)

Ce que la loi frappe de nullité dans l'art. 1006, ce n'est pas le contrat nommé compromis, c'est un acte auquel convient la qualification de promesse de compromettre. On ne promet donc rien, ou plutôt on démontre la nullité contestée, en disant que la clause compromissoire n'est pas un compromis, mais une promesse de compromettre. C'est précisément une stipulation de ce genre que la loi refuse de sanctionner.
Source : Gallica

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