Pierre Boncenne

Élements biographiques

Pierre Boncenne,  Théorie de la procédure civile… (1840-1846)

“ Le sort de l'action privée est soumis à l'influence préjudicielle de l'action publique , afin que l'une et l'autre ne se heurtent, pas dans leur marche et dans leur issue. Mais ce n'est pas l'incertitude qui peut influer : il n'y a plus à craindre ni conflit ni contrariété, quand le jugement criminel a laissé tout entière la question du procès civil; alors, s'il s'agit de la vérité pu de la fausseté d'un écrit, rien ne s'oppose à ce que l'inscription de faux incident succède à l'accusation de faux principal (1) . ”
Source : Gallica

Pierre Boncenne,  Lettre à M. le Vte de Châteaubriand… (1816)

“ L'opinion publique a dans nos provinces un plus grand horizon que dans les cercles de la capitale ; chez nous les honnêtes gens voient le bonheur de la France dans le calme et dans le repos. Leur confiance dans la haute sagesse du Roi est sans restrictions; leur dévouement à sa personne auguste est sans bornes. La modération, le sacrifice de toutes les haines , l'oubli de toutes les fautes, voilà leur système politique pour la garantie du présent; la Charte, le dogme de la légitimité, voilà leur garantie pour l'avenir. ”
Source : Gallica

Pierre Boncenne,  Théorie de la procédure civile… (1828-1839)

“ La loi qui donne sa force au titre, n'y a point attaché la condition insensée de saisir un débiteur que la main de la justice ne peut atteindre. Il faut dire la même chose de l'étranger qui ne possède rien en France. Ainsi point de péremption ; mais la faculté d'opposition restera sauve, jusqu'à ce qu'une exécution mieux caractérisée et mieux connue puisse devenir praticable (1) . Une saisie-arrêt, entre les mains d'un tiers, sur des sommes ou des effets appartenant à la partie condamnée, est-elle un acte d'exécution qui prévienne la caducité du jugement? ”
Source : Gallica

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