Résumé

Jules Campos La responsabilité du locataire d'immeuble en cas d'incendie… (1935)

Quand la loi établit une présomption comme quand elle imagine le système normal des preuves, elle n'a qu'un but : celui d'offrir au magistrat le moyen d'arriver sûrement à la découverte de la vérité réelle à laquelle s'appliqueront les règles juridiques qu'elle édicté.
Le droit commun de la charge de la preuve est qu'elle incombe au demandeur, lequel doit établir la responsabilité du défendeur. La présomption de faute aura pour effet de renverser la situation en exonérant le demandeur de la preuve de son droit, mais en mettant à charge du défendeur la preuve de sa libération.
Source : Gallica

Jules Campos La responsabilité du locataire d'immeuble en cas d'incendie… (1935)

Propriétaire et locataire sont en effet liés par un
contrat de louage, et, avant d'aller chercher dans un autre domaine la solution d'un litige qui s'engagerait entre eux, que ce soit à l'occasion d'un incendie ou à l'occasion du payement d'un simple terme de loyer, il faut interroger ce contrat, et, si de son interprétation, surgit une solution, c'est elle seule qui doit être adoptée comme juridiquement exacte. C'est se conformer à la règle que « les conventions légalement formées tiennent lieu de loi à ceux qui les ont faites. »
Source : Gallica

Jules Campos La responsabilité du locataire d'immeuble en cas d'incendie… (1935)

La faute contractuelle se présume toujours, c'est-à-dire qu'une fois l'existence de l'obligation établie, le débiteur qui ne l'a pas exécutée est présumé ne pas l'avoir remplie par sa faute. La seule inexécution d'une obligation préexistante née du contrat suffit donc à engendrer la responsabilité contractuelle du débiteur défaillant, et à l'obliger de réparer le préjudice causé à son créancier.
Source : Gallica

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