Présomption de faute

Définition et enjeux

Hippolyte-Ferréol Rivière,  Du commis-voyageur et de son préposant… (1863)

“ Et notons bien que, d'après cette disposition , la présomption légale de faute est invincible à l'égard des commettants ou préposants, qui ne sont point admis, comme le sont les pères, mères, instituteurs et artisans, à prouver qu'ils n'ont pu empêcher le fait qui donne lieu à la responsabilité (1) . Ils sont présumés être la cause au moins indirecte du dommage, par le choix qu'ils ont fait de préposés inhabiles ou de mauvaise foi. ”
Source : Gallica

Jean Chevalier,  La responsabilité des automobilistes et la jurisprudence récente (1926)

“ « Si l'on écarte cette distinction, expose la Cour de Nîmes (2) , on serait amené à poser en principe que celui qui se sert d'une chose doit toujours être présumé en faute sans que la victimte ait à faire la preuve d'un quasi-délit et l'on institue ainsi un risque que ne prévoit pas l'état actuel de notre législation (3) . » Cette opinion, chose curieuse, se trouve confirmée dans les attendus d'un jugement, qui lui, s'est rallié à l'application intégrale de la présomption de faute. ”
Source : Gallica

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