Paulette Nègre, La responsabilité civile dans la pratique de la médecine (1935)
“ Un malade n'a point qualité pour juger les dangers d'une intervention chirurgicale. Il ignore tout de la médecine, et nous allons plus loin : un professionnel lui-même, quand il est malade, ne juge plus les choses avec une conscience médicale. Des chirurgiens réputés atteints d'affections graves, mortelles, se font illusion jusqu'au dernier moment sur l'évolution de leur maladie. Et, si l'on admet que les malades se rendent compte de la valeur de leur consentement, ne serait-il pas encore plus dangereux quelquefois, de libérer par un contrat, le médecin de sa responsabilité ? ”
