Résumé

Ch. Du Boys Étude sur les privilèges et hypothèques accordés à l'État… (1883)

Il n'en est rien car l'adage qu'on nous oppose excellent entre particuliers ne saurait s'appliquer aux comptables. Ceux-ci, en effet, en désintéressant l'État, n'agissent ni dans l'intérêt du débiteur, ni dans leur propre intérêt ; ils font simplement à l'État l'avance des sommes qu'ils sont chargés de recouvrer, en usant pour cela de tous les avantages attachés à la créance. Ils ne désintéressent pas l'État en leur propre nom : ce qui le prouve bien, c'est que plus tard, ils pourront encore obtenir décharge de leur responsabilité et, s'il en est ainsi, rentrer dans leurs fonds.
Source : Gallica

Ch. Du Boys Étude sur les privilèges et hypothèques accordés à l'État… (1883)

Lorsque le fisc succède à un particulier, il ne peut user que des avantages qui appartenaient au particulier pour les droits antérieurs à l'époque où il a succédé. Mais à partir du moment même de la succession, il peut appliquer son privilège. On se demande toutefois si ce droit lui appartient à partir du moment où il a acquis la créance, ou à partir de l'époque de la comparution du débiteur, ou bien enfin à partir de l'instant où la créance est inscrite au registre des dettes ? Au point de vue des intérêts le doute ne saurait exister
Source : Gallica

Ch. Du Boys Étude sur les privilèges et hypothèques accordés à l'État… (1883)

Il est un cas où la nature de l'acquisition peut être difficile à déterminer. Un comptable possédait avant sa nomination des actions de la Banque de France. Il les immobilise après sa nomination. Le Trésor aura-t-il sur elles un privilège- ou une hypothèque ? — Nous pensons que l'État aura sur elles un privilège, car ce n'est pas là, en réalité, un bien qui vient augmenter le patrimoine du comptable comme dans les acquisitions à titre gratuit, c'est une valeur qui vient y remplacer une autre valeur sur laquelle l'État avait déjà privilège.
Source : Gallica

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