Résumé

Gustave Rousset Analyse critique et rédaction nouvelle du Code Napoléon (1867)

Le principe de la préférence qui s'impose aux juges de l'action judiciaire n'est pas un droit inbéren à la créance en elle-même, ni au créancier, le principe de l'obligation pour le juge est uniquement dans la loi qui lui fait un devoir de colloquer ce créancier avant tous autres, mais ce créancier n'a pas en lui plus de droit que les autres au prix de la chose qui est leur gage commun.
Source : Gallica

Gustave Rousset Analyse critique et rédaction nouvelle du Code Napoléon (1867)

C'est là une conséquence qu'aucun législateur n'a jamais déclinée. — Cette garantie et cette protection que sont-elles alors, pour ceux qui en profitent, un bénéfice, le bénéfice de la loi. — S'il en est ainsi, et cela ne peut être ni autrement, ni autre chose, l'idée de bénéfice des lois françaises se présente comme l'idée corrélative des idées générales qu'expriment les termes de jouissance et d'exercice des droits civils, de telle sorte, qu'on peut substituer l'une à l'autre sans modification dans la direction de
la pensée.
Source : Gallica

Gustave Rousset Analyse critique et rédaction nouvelle du Code Napoléon (1867)

Le législateur n'a jamais renoncé à mieux faire; quand sa décision souveraine a ainsi réalisé le mieux, tant pis pour ceux que cela froisse, l'intérêt privé ne saurait en cette matière prédominer l'intérêt général, ni se faire juge de celui qui a mission de le satisfaire ; — la loi est la loi, il faut y obéir, tant dure soit-elle ; — les magistrats ne sauraient, en conséquence, se fonder sur ce qu'elle sacrifie certains avantages de l'ancienne procédure pour ajourner les améliorations de la loi nouvelle. C'est elle seule qu'ils doivent appliquer.
Source : Gallica

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