Résumé

Marc Dragoumis Faculté de droit de Paris. Thèse pour le doctorat… (1864)

On ne niera certainement pas à un homme qui a tué sa femme le droit de se remarier, par la raison que le fait qui a dissous son premier mariage est contraire à l'ordre public et aux bonnes mœurs ; à plus forte raison doit-on reconnaître ce droit à l'étranger divorcé, qui n'a fait qu'user d'un droit que lui accordait sa loi nationale, qui même, peut-être, a fait tout son possible pour éviter le divorce et n'a courbé la tête que devant l'autorité de la chose jugée.
Source : Gallica

Marc Dragoumis Faculté de droit de Paris. Thèse pour le doctorat… (1864)

D'ailleurs, et cette raison est commune aux deux modes d'adoption, les deux principaux effets de l'adoption, la patria potestas et le jus agnationis (2) , étant de pur droit civil, ne pouvaient pas naître entre un citoyen et un pérégrin (3) . Aujourd'hui aucune de ces raisons n'existe ; on admet parfaitement que les relations juridiques entre un père et le fils issu de son mariage continuent d'exister, lors même que l'un d'eux cesserait d'être Français; pourquoi ne pas admettre que l'adoption, dont le but est de créer des relations analogues, est possible entre un Français et un étranger?
Source : Gallica

Marc Dragoumis Faculté de droit de Paris. Thèse pour le doctorat… (1864)

On établit ainsi une véritable fiction par un simple argument a contrario. Là où il faudrait un texte formel, on tire profit du silence de la loi ; et cela, non pas pour sortir de l'exception et rentrer dans la règle, mais pour sortir de la règle et établir une nouvelle exception (1) . Nous aimons mieux, nous, attribuer le silence de la loi au dédain qu'elle montre toujours pour la fortune mobilière, fort peu importante à l'époque où le Code a été rédigé. Le silence du législateur est un oubli, et non pas un calcul.
Source : Gallica

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