Georges Reynaud, Conséquences des condamnations pénales relativement à l'état et la capacité des personnes… (1861)
“ Mais si la mort civile n'était encourue que par l'exécution même de la peine, on peut se demander quel intérêt il y avait à décider que la mort naturelle emportait mort civile. Nous mettons de côté les cas d'une condamnation par contumace ou même d'une condamnation contradictoire, lorsque l'exécution par suite de la fuite du condamné, ne peut avoir lieu qu'en effigie; nous supposons le cas d'une condamnation à mort réellement exécutée. Tant que le condamné vit, il n'est pas mort civilement, puisque la peine n'est pas encore exécutée, et dès qu'elle le sera, le condamné n'existera plus. ”
