Résumé

J Collardot Du casier judiciaire et de la loi du 5 août 1899… (1900)

Il est assez pénible pour un malheureux d'avoir subi une condamnation souvent légère, condamnation qui a pu être le résultat d'un moment d'oubli, de circonstances quelquefois indépendantes de sa volonté, sans encore le faire suivre partout par ce certificat infamant. Le condamné a pu, agissant sous l'influence du jeune âge, de l'irréflexion, commettre un vol dans un magasin à entrée libre et le voilà pour ce vol insignifiant, pour cette peccadille, qu'on nous pardonne l'expression, gratifié d'un casier judiciaire!
Source : Gallica

J Collardot Du casier judiciaire et de la loi du 5 août 1899… (1900)

Pour l'ouvrier, au contraire, pour celui qui doit travailler, le casier est une peine, peine d'autant plus injuste qu'elle le frappe seul et passe à côté du riche.
Peut-être cette inégalité dépend-elle plutôt de l'inégalité sociale que de l'institution elle-même? Quoi qu'il en soit, il y avait là encore une injustice évidente.
C'est ce qu'on finit par comprendre, et le 23 juin 1890, M. Albert Chiché et plusieurs de ses collègues saisissaient la Chambre des députés d'un projet de loi ayant pour but d'effacer, au bout d'un certain temps, les condamnations portées au casier judiciaire.
Source : Gallica

J Collardot Du casier judiciaire et de la loi du 5 août 1899… (1900)

Il est triste qu'en France où la charité s'exerce sous toutes les formes pour soulager la misère, où le jury est si accessible à des sentiments de commisération et d'indulgence, on ait en quelque sorte une répulsion invincible pour celui qui a été condamné par un tribunal de répression.
Avoir un casier est, dans le langage populaire, synonyme d'être déshonoré.
Pourtant tout citoyen a un casier judiciaire. Tout individu peut réclamer son casier, qu'il ait ou non été déjà condamné
Source : Gallica

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