Résumé

Eugène Granger Guide du colon, ou Commentaire sur la loi d'indemnité des colons de Saint-Domingue… (1826)

LA LOI D'INDEMNITÉ
DES COLONS DE SAINT-DOMINGUE.
PREMIÈRE PARTIE.
S Ier. Introduction.
LA reconnaissance de l'indépendance de Saint-Domingue touche, de toutes parts, aux intérêts les plus graves. Intérêts, civils et de propriété, si on la considère dans ses rapports avec les colons, d'autant plus intéressans qu'ils sont plus malheureux, dont elle consacre à jamais la dépossession. Intérêt national, si l'on prétend que
la dignité de la couronne a été compromise.
Source : Gallica

Eugène Granger Guide du colon, ou Commentaire sur la loi d'indemnité des colons de Saint-Domingue… (1826)

Il n'y a pas lieu d'assimiler l'indemnité des colons à celle des émigrés. On reconnaissait le droit de propriété des émigrés sur les immeubles dont ils avaient été dépossédés. Ils en étaient expropriés pour cause d'utilité publique. L'utilité publique, c'était la tranquillité de l'État, l'inviolabilité des ventes nationales. L'indemnité était donc la représentation, le prix de leurs biens : les hypothèques, les priviléges de-vaient revivre.
Source : Gallica

Eugène Granger Guide du colon, ou Commentaire sur la loi d'indemnité des colons de Saint-Domingue… (1826)

Les principes du droit des gens sont, à cet égard, conformes à ceux du droit civil, et l'histoire de Saint-Domingue en offre un exemple
frappant, puisqu'aucune puissance étrangère ne s'est crue autorisée à traiter ouvertement avec le gouvernement de cette île, avant qu'il eût reçu une existence politique que la France pouvait seule lui donner ; puisque les habitans d'Haïti eux-mêmes sont venus la réclamer ; puisqu'enfin c'est à ce droit toujours redoutable malgré sa solitude, que les colons doivent aujourd'hui cette indemnité qui ramènera l'aisance dans quelques-unes de leurs familles.
Source : Gallica

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