Résumé

Constantin Mayard Haïti, conférence prononcée le 28 janvier 1934 pour inaugurer la session annuelle de l'oeuvre des… (1934)

Les colons toléraient toutes les danses bruyantes des esclaves, mais craignaient les cérémonies vôdouïques. Ils redoutaient instinctivement ce culte à l'allure mystérieuse et sentaient confusément qu'il pouvait être un puissant élément de cohésion pour les esclaves. Ils ne se trompaient pas, car c'est du sein des cérémonies vôdouïques que s'élabora la grande révolte des esclaves de Saint-Domingue, Toussaint lui-même le sut si bien que, devenu la première autorité de la colonie, il ne toléra pas non plus ce genre de culte.
Source : Gallica

Constantin Mayard Haïti, conférence prononcée le 28 janvier 1934 pour inaugurer la session annuelle de l'oeuvre des… (1934)

Oh ! sans doute, les crimes les plus inhumains, dont celui qui les résume tous : l'esclavage d'une race par une autre, résulteront du contact du Blanc et du nègre de Saint-Domingue. Mais l'existence même de la race mixte haïtienne est la preuve que les morsures haineuses prirent souvent une saveur de baisers et que, fréquemment, les étreintes commencées avec la volonté de meurtre s'achevèrent en embrassements vivifiques.
Source : Gallica

Constantin Mayard Haïti, conférence prononcée le 28 janvier 1934 pour inaugurer la session annuelle de l'oeuvre des… (1934)

De sorte que la race blanche chrétienne, unifiée depuis des siècles, à la langue parfaitement fixée, possédant, par surcroit, une position sociale dominante, ne tarde pas, servant d'élément de liaison entre les individus venus d'Afrique, à leur imposer à tous, en même temps que sa langue et ses moeurs, ses croyances religieuses.
Le Vôdou, dont il convient de parler spécialement, à cause de tout ce dont il en a été dit, a laissé des traces vivaces dans les campagnes d'Haïti, quoique amalgamé avec le catholicisme, religion monothéiste comme, lui, dans sa pureté africaine.
Source : Gallica

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